Vidéos de pêche sur le Fleuve St-Laurent

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Le doré, la perchaude et la lotte que pourront attraper les pêcheurs urbains dans les eaux du Vieux-Port de Montréal à compter de samedi sont parfaitement comestibles, assurent les organisateurs du Village de pêche blanche.

Pour en avoir le coeur net, La Presse a fait mesurer la concentration de mercure de deux perchaudes pêchées cette semaine dans le bassin du quai de l’Horloge. Le Laboratoire de biogéochimie environnementale de l’Université de Montréal a également analysé une boîte de thon, un filet de saumon de l’Atlantique et un filet de tilapia d’Amérique du Sud achetés à l’épicerie.

L’analyse a révélé que le taux de mercure des perchaudes du Saint-Laurent est plus élevé (0,15 et 0,22 µg/g) que ceux des poissons d’épicerie (0,006 µg/g pour le saumon, 0,038 µg/g pour le thon et 0,11 µg/g pour le tilapia), mais demeure nettement en dessous de la limite acceptée pour la commercialisation.

Le mercure peut toucher le système neurologique et la motricité fine. Mais dans ce cas-ci, ce n’est rien d’inquiétant. «Avec de tels niveaux, on peut quand même manger quelques repas de poisson par semaine. Il faut aussi tenir compte du fait que le poisson est très bon pour la santé. Les avantages d’en manger sont dans la plupart des cas plus grands que les risques», indique Marc Amyot, directeur du département de sciences biologiques de l’UdeM.

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Par Lydia Labbé-Roy | Agence QMI

Les amateurs de pêche blanche, tout comme les débutants, pourront taquiner le doré et d’autres espèces dès samedi dans leVieux-Port de Montréal.

Pour une première année, Pêche Blanche Vieux-Montréal met en place, jusqu’au 31 mars, des installations dans le bassin du Quai de l’Horloge. Cabanes, brimbales, leurres et permis de pêche seront disponibles en location pour les néophytes. Les amateurs déjà aguerris, quant à eux, pourront apporter leur propre équipement.

Dès mercredi, l’organisme procédera à l’installation des premiers abris sur la glace qui est épaisse de 60 cm par endroits. Tout au long de l’hiver, la surface sera arrosée et entretenue par une équipe qui évaluera régulièrement la solidité de la glace.

Selon Natalie Émond, vice-présidente marketing de Pêche Blanche Vieux-Montréal, l’endroit est tout désigné pour la pêche sur la glace. «Comme il n’y a pas de courant dans le bassin, la glace est beaucoup plus épaisse et les poissons, en hiver, viennent s’y reposer, ce qui fait qu’il y en a beaucoup», a-t-elle expliqué. L’organisme a d’ailleurs limité les prises à trois poissons par personne afin de ne pas nuire à la biodiversité.

Le poisson est-il comestible?
La porte-parole de Pêche Blanche Vieux-Montréal soutient que les poissons qui se trouvent dans le bassin sont comestibles. «Le fleuve a eu mauvaise presse pendant plusieurs années, mais la qualité de l’eau, des berges et de la faune est excellente», a affirmé Mme Émond.

Sur place, des affiches ainsi que des guides aideront les gens à reconnaître ce qu’ils pêchent et à s’assurer que les limites de grandeur et de quantités imposées sont respectées.
Montréal, destination de pêche

L’idée a été proposée par le guide de pêche Jean Desjardins dans le but de faire de Montréal une destination de pêche. «Montréal est entourée d’eau, mais personne n’utilise vraiment cette ressource, a dit Natalie Émond. Par cette activité, nous voulons redonner accès à l’eau aux Montréalais et aux touristes.»

Le coût pour quatre heures de pêche est de 10$ par adultes et de 6$ pour les enfants de moins de 16 ans. Toutes les informations sont disponibles sur le site www.villagepecheblanche.com.

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