Journaux / Médias

fish-village-ice-fishingAs I watch, Jean Desjardins drops his bare hand into a bucket of near-frozen water, grabs a minnow and, using his thumb and forefinger, splits it in two. He puts the head on a hook, drops the fishing line into a hole bored through ice that is a half-metre thick, and toggles the small rod up and down until the sinker hits the bottom.

Then we wait. For five minutes. He pulls up a 30-centimetre long walleye (doré as it is known here) – bright, colourful, gorgeous, but too small. The minimum keeper size is 37 cm, so he takes pliers from the pocket of his snow pants, gently removes the hook, and slides the fish back into the hole.

Jean Desjardins (Handout)
I’m at Village Pêche Blanche where, for the third winter in a row, Desjardins is running his ice-fishing enterprise in the heart of Old Montreal. Last winter he had 15,000 customers – mainly tourists on weekends, Montrealers during the week, some stopping by after work to get in a couple hours of fishing before heading home, possibly with a walleye, perch, pike or burbot dinner in hand.

With its dozen heated fishing huts, two dozen heated tents and scattered open fishing holes, the village can handle up to 300 people at once, but this morning there are about 40 of us spread out across the ice. Desjardins sells fishing time in six-hour slots starting at about $30 a person, though many people stay only an hour or two.

It’s only 8 a.m. and the sun is shining in a spotless blue sky above this protected inlet between Old Montreal’s rue de la Commune and Quai de l’Horloge. About 100 metres away, steam rises from the open patches of the St. Lawrence River. We’re on a section of ice Desjardins saves for his toughest customers, those willing to be out there without benefit of shelter – just a person, a rod and a hole. It’s -21, and although I’ve got on my big parka, my mitts and a toque, I’m also in sneakers that are fine for Toronto winter walkabouts, but when standing on ice, the cold creeps up through the soles.

Village Pêche Blanche in Old Montreal (Handout)
I move into one of the four-person tents, each with its own space heater. If I keep my feet resting on the base of the tent’s wooden supports, they’ll stay just this side of frostbitten. I set up a rod in a holster at one hole, and at the other, a “tip-up” – a miniature see-saw with an attached line that tips when you get a bite. I take my place on a small tripod stool, steel myself with a swig of South Carolina ginger-infused bourbon from my pocket flask, and wait. And watch. And wait.

“It’s called fishing, not catching,” Desjardins said. I understand that, in principle, but after an hour or so I get antsy. I poke my head outside and find the village is filling up. Kids are running around, people are gathering near wood-burning braziers that crackle and issue pleasant billows of smoke. A group of twentysomethings who say they haven’t fished before arrive, laughing and excited about their urban adventure.

Montreal’s ice fishing village gives urbanites the chance to try it out without the usual hassles. (Bert Archer)
People wander from hole to hole, sharing notes; someone has something on the line over at tent 10; a woman leaves with four fish after just an hour. The silver dome of the Marché Bonsecours glistens to my right. Behind me, a green fishing trawler is stuck in the ice. Canada’s second-largest city is only 75 metres away, yet the village is calm, almost still. Back inside my tent, even the sounds of nearby chatter fade, and I’m alone in a city of more than 1.5 million, watching my lines. I’m no angler, but I’m starting to get the meditative pleasure of fishing; it’s a Zen koan with a hook.

The tip-up tips. I yank the line to set the hook and reel in the 12 metres of line. Nothing. The minnow is still intact. I break up the ice in the hole, using a handy kitchen skimmer supplied with the gear, and sink the line again. I jiggle the line in the other hole, in case something down there notices the commotion and is feeling peckish, sit back on my stool and take another swig.

Village Pêche Blanche in Old Montreal (Handout)
Other, more-organized people have brought food baskets, but around noon, I call a nearby barbecue chicken outlet, recommended by Desjardins, and order a thigh and poutine. The staff at Au Coq know the fishing village and say they’ll deliver in 30 minutes. An hour later, my chicken hasn’t shown up, my lines haven’t moved and it’s time to go. But my fishing-induced, bourbon-becalmed state deflects any irritation. I haul up my lines – and the bait’s gone. At least somebody got something to eat.

I tip the bait bucket into one of the holes, liberating the remaining minnows. I decide to take satisfaction from adding to the store of fish in the river, rather than subtracting from it. I zip up and head to my hotel, a short walk away, trying to think when I’ve spent a better half-day in Montreal. By the time I check out, I’ve stopped trying, because I don’t think I have.


3000 truites mouchetées ont été indtroduites dans le fleuve Saint-Laurent au Vieux-Port de Montréal. Photo : Pêche blanche Vieux-Montréal

Quelque 3000 truites frétillantes viennent d’être introduites dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur du Vieux-Montréal. Une première pour ce secteur. Le ministère québécois de la Faune, à l’origine de l’opération, veut ainsi encourager la pêche sur glace qui s’y déroule pour un troisième hiver.

Un texte de Marie-Ève Maheu
Les poissons sont arrivés cette semaine par camion : de grands barils remplis de truites venues d’une pisciculture gouvernementale située dans les Laurentides. « On a percé des trous de trois pieds carrés dans la glace et on a déversé les poissons », explique le propriétaire du village de pêche blanche dans le Vieux-Port, Jean Desjardins. C’est lui qui a sollicité le ministère.

Une espèce hors de son environnement naturel

La truite mouchetée ne se retrouve pas naturellement dans le fleuve comme le doré, mais elle a ses avantages, soutient Jean Desjardins.

« Ce n’est pas une espèce fragile, et ça n’affectera pas le système du fleuve Saint-Laurent. Les truites sont appréciées de la majorité des Québécois. C’est connu et c’est facile à pêcher, donc tout le monde est heureux! »

Le jeune Xavier Gaudreau, 9 ans, de Saint-Hyacinthe, a pêché plus de quatre poissons à lui seul.  Photo :  Radio-Canada/Marie-Eve

Le jeune Xavier Gaudreau, 9 ans, de Saint-Hyacinthe, a pêché plus de quatre poissons à lui seul. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve

Pêche fructueuse

Lors de notre passage, la pêche était miraculeuse ou presque. « Cinq minutes et on a déjà un poisson. C’est bon! », dit le Montréalais Michael Courrier, qui a loué une cabane sur la glace avec des amis.

Le jeune Xavier Gaudreau, 9 ans, a attrapé deux poissons d’un seul coup, sur la même ligne. « Ç’a été facile! Je suis rendu à mon quatrième », lance-t-il.

Le ministère cultive des dizaines de milliers de poissons chaque année pour ensemenser des plans d’eau, majoritairement pour des besoins de conservation. Mais le ministère a aussi comme mission de soutenir des activités qui mettent en valeur la faune du Québec, affirme son porte-parole Jacques Nadeau.

« On veut faire découvrir la pêche blanche qui est un produit touristique d’appel fort au Québec. C’est une activité très prisée, mais peut-être pas aussi accessible pour les gens des milieux urbains comme Montréal et Québec », dit-il, soulignant que les pêcheurs peuvent manger leurs prises de retour à la maison.

Chaque truite coûte environ 2,50 $ à produire selon le ministère, qui estime les retombées économiques de la pêche au Québec à plus d’un demi-milliard de dollars par année.

À la tête de Pêche blanche Vieux-Montréal, Jean Desjardins prédit que la majorité des 3000 truites introduites dans le fleuve seront capturées avant la fin de l’hiver. « Pour que tout le monde puisse en profiter », il dit avoir abaissé la limite de dix à cinq truites pour chaque permis de pêche. En ce moment, presque tous les pêcheurs repartent avec la quantité maximum, selon lui.  Les détenteurs de permis ont aussi droit à trois dorés, qui sont cependant plus complexes à capturer, précise-t-il.

À noter que l’expérience n’est pas gratuite. On parle de quelques dizaines de dollars par personne (moins pour les enfants) selon le forfait, permis inclus.

Par ailleurs, le ministère de la Faune procédera à un ensemencement dans le Vieux-Québec, similaire à celui de Montréal, la semaine prochaine.

Micheal Courrier (au centre) et ses amis.  Photo :  Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Micheal Courrier (au centre) et ses amis. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

De jeunes filles s'amusent avec les truites qu'elles ont attrapées.  Photo :  Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

De jeunes filles s’amusent avec les truites qu’elles ont attrapées. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu


Une truite mouchettée Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Le site de pêche sur glace dans le Vieux-Montréal  Photo :  Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Le site de pêche sur glace dans le Vieux-Montréal Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Jean Desjardins, propriétaire de Pêche sur glace Vieux-Montréal, creuse un trou pour la pêche.  Photo :  Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Jean Desjardins, propriétaire de Pêche sur glace Vieux-Montréal, creuse un trou pour la pêche. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Cliquez ici pour ouvrir le lien

Lien Facebook vers la page de Traveling Ted

Cliquez ici pour ouvrir le lien